La
biodiversité en danger
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Ce vendredi 15 février 2008, le collège Saint-Joseph de Chimay a
accueilli avec plaisir Monsieur Grégory Mahy, professeur
d’écologie à la Faculté des Sciences Agronomiques de Gembloux, à
l’occasion d’une conférence sur l’impact qu’a l’activité humaine
sur la biodiversité.
Monsieur Mahy nous a tout d’abord défini en quelques mots ce
qu’était la biodiversité puis il a abordé les dangers qui la
menace et enfin les solutions possibles.
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Définition
officielle de la biodiversité :
"Variabilité des
organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les
écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques
et les complexes écologiques dont ils font partie : cela
comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi
que celle des écosystèmes"
(article 2 de la
Convention sur la diversité biologique, adoptée le 22 mai 1992
et ouverte à la signature des Etats lors de la Conférence de Rio
le 5 juin 1992, entrée en vigueur le 29 décembre 1993)
Il nous a ainsi expliqué que
le concept de biodiversité s’étageait sur trois niveaux :
-
Communautés :
sur terre, nous pouvons rencontrer une multitude de
communautés différentes(forêts, prairies, lacs, fonds
marins, …)
-
Espèces :
dans chacune de ces communautés, nous pouvons trouver
différentes espèces(dans la forêt, on trouvera un cerf, une
fourmi, une orchidée, un hêtre, …)
-
Gènes : au
sein de chacune de ces espèces, on trouve des sous-espèces
différentiables par leurs gènes(chez les fourmis, on trouve
des fourmis noires, rouges, …)
Après nous avoir défini ce
concept, Monsieur Mahy nous a expliqué que la biodiversité se
calculait à deux niveaux :
Le nombre d’espèces
différentes dans un espace donné et la rareté de ces espèces
dans le monde. Ainsi, les Iles Galapagos possèdent une
biodiversité très riche car elles abritent des espèces qui ne
vivent que là, tandis que la richesse de la forêt amazonienne se
situe dans le foisonnement d’espèces qu’elle abrite.
La conférence s’est ensuite
portée sur les dangers qui menacent la biodiversité
aujourd’hui. Nous avons appris qu’il y avait trois
problèmes majeurs liés à la disparition de la biodiversité :
1. Le morcellement ou
disparition des territoires
2. les espèces invasives
3. La surexploitation
Ces trois problèmes sont en interaction.
Il nous a expliqué chacun de
ces problèmes grâce à un exemple.
1.
Morcellement ou disparition des territoires : Monsieur Mahy
a utilisé pour illustrer ce problème la pèche à la crevette en
Asie. En effet, s'y trouve un écosystème très particulier : la
mangrove. Ces mangroves assurent depuis toujours la subsistance
de petites communautés indigènes qui y pêchent des crustacés
tels que la crevette. Cependant, suite à l’augmentation de la
demande de crevettes dans le monde, la pêche à la crevette a été
industrialisée. Cette industrialisation a provoqué une
surexploitation de la crevette et la disparition des colonies de
crevettes. Pour pallier cette disparition, l’industrie de la
crevette a construit des bassins de culture, détruisant les
mangroves. Or, les mangroves étaient un habitat très riche et un
lieu de ponte de nombreux poissons de l’océan tout proche. La
disparition des mangroves a donc un impact très sérieux sur la
biodiversité des océans.
2.
Espèces invasives : la coccinelle asiatique, lorsqu’elle a
été introduite en Belgique pour chasser les pucerons, a eu un
effet dévastateur sur la biodiversité de nos jardins. En effet,
cette coccinelle très vorace, après avoir débarrassé son lieu de
vie de tous ses pucerons, n’hésite pas à s’attaquer aux
coccinelles indigènes, entraînant une disparition de celles-ci.
Ce problème s’applique à bien d’autres organismes vivants, tels
que certaines plantes que l’on importe de l’étranger et qui
s’impose dans nos jardins, annihilant toutes les autres espèces
qui y vivaient avant (la berce du Caucase, par exemple
3.
Surexploitation :
au Canada, le goldfish est pêché depuis des décennies par des
petits pêcheurs. L’augmentation de la demande a conduit à
l’industrialisation de la pêche. Les bateaux pêchant de plus en
plus, la population de goldfish a commencé à diminuer. Pourtant,
cela n’a pas arrêté l’expansion de la pêche et on a commencé à
pêcher de plus en plus profondément.
On est ainsi entré dans un
cercle vicieux : plus la population de poissons diminuait, plus
on pêchait profondément,… Jusqu'à ce que le goldfish soit
presque éteint. La pêche n’étant plus rentable, on a alors été
obligé de fermer toutes les pêcheries et cela a engendré une
mise à pied de 40 000 personnes.
Monsieur Mahy s’est ensuite
intéressé aux solutions pour sauvegarder la biodiversité.
La sauvegarde de la biodiversité passe par une meilleure gestion
des réserves naturelles et la création de maillage vert. En plus
de cela, on peut protéger les talus d’autoroutes et de chemins
de fer, qui sont très riches en espèces rares en Belgique.
Enfin, la sauvegarde de la biodiversité se passe aussi chez
nous. En effet, privilégier des espèces indigènes dans nos
jardins au lieu d’espèces exotiques ou encore laisser quelques
mètres carrés de jardin non cultivé sont deux mesures simples
pour sauvegarder la biodiversité chez nous.
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Article rédigé par Thomas Monin,
élève de 4G1 - année scolaire 2007-08
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