Destination santé du jeudi 27 mars 2008
Les particules fines des moteurs diesel
étaient déjà connues pour favoriser la survenue et/ou
l'exacerbation de maladies respiratoires. Une nouvelle étude les
accuse de perturber l'activité cérébrale. Et ceci, même à des
doses modérées.
Dix volontaires ont participé à un travail pour le moins
original. En effet la moitié d'entre eux devait rester pendant
une heure dans une pièce où la concentration en particules fines
équivalait à celle observée en milieu urbain.
Quant aux autres participants, ils avaient tout simplement la
chance de respirer un air pur.
L'équipe du Pr Paul Borm, de l'Université de Zuyd aux Pays-Bas,
a mesuré l'activité cérébrale de l'ensemble de ces sujets avant,
pendant et après l'expérience. A peine une demie heure après
cette dernière, le cerveau des membres du groupe exposé aux
particules fines était en quelque sorte touché. « Nous avons
observé un changement dans le cortex cérébral, induisant une
réponse au stress oxydatif provoqué par l'inhalation des
particules fines de diesel », souligne Borm.
En clair le diesel provoque un stress
cérébral !
Rappelons qu'en France, 65% des automobiles
fonctionnent avec un moteur au diesel.
Source : Particle and Toxicology, 10 mars 2008